Gérer une situation de stress – Dépasser la peur de mourir

Introduction:

Actuellement en voyage au Canada, je me permets de vous retranscrire une conférence à laquelle j’ai pu assister car elle me semble très pertinente, avec en parallèle l’ajout d’un enseignement récent issu de lectures ou de rencontres. Le stress, est la source de tous nos problèmes, puisqu’il est puisé dans la peur. Et la peur est l’un des moteurs principaux de cette société. Nous sommes guidés par la peur de mourir. Cet article aide à dépasser cette peur, mère de toutes. Je rajouterai des exemples pour vous aider à concrétiser le changement.

Qu’est ce que le stress ?

Le stress est directement relié aux émotions. Bien que ces symptômes agissent sur le corps, ils sont issus de commandes inconscientes du cerveau. Ce processus est un automatisme archaïque créé pour répondre aux situations de danger. Le stress agit comme une alarme pour indiquer une mise en danger. Ainsi le corps répond en augmentant le taux d’adrénaline, ce qui permet d’avoir un taux d’énergie suffisant pour se mouvoir vite.

Le stress est donc généré lors d’une situation qui fait peur. Les deux peurs naturelles sont les suivantes : un bruit soudain, le vide. La peur est une émotion qui a été créée pour nous aider à survivre. Elle fait partie des automatismes innés. L’humain n’en a que 20% contrairement aux animaux qui en ont 80%.

La peur est donc légitime dans une situation de survie. Mais depuis ces périodes originelles, l’humain occidental a créé un bon nombre de peurs non naturelles. Surtout depuis qu’il a complètement quitté la foi et l’intuition pour le rationnel et la logique. En somme, pour le contrôle absolu du mental.

La peur de mourir :

En effet, en quittant la foi en soi, en un monde intérieur en lequel on peut avoir confiance, l’humain occidental a perdu la foi en l’éternel. Il n’a foi qu’en un monde extérieur qu’il ne peut contrôler en majorité. Comme il observe les cycles de vies, qu’il vit la douleur de la perte et qu’il ne se souvient de rien avant la naissance, cela lui suffit pour être persuadé qu’il est mortel. Il ne s’identifie qu’à son corps et ses émotions en oubliant son esprit. D’où cette peur de mourir puisqu’il se sent prisonnier de son corps. C’est l’identification au mental qui est la source de cette peur.

Si nous acceptons l’idée que nous sommes plus que notre mental, nous nous détachons plus facilement de celui-ci. Et nous sentons en nous cette paix et cet amour éternel qu’importe la situation. En se dés-identifiant au mental, on accueille notre part d’éternité mais aussi de sérénité. Comme je l’explique dans l’article sur la conscience, nous avons deux cerveaux : la premier qui est intuitif et le deuxième qui est rationnel. Nous avons tellement développé l’un que nous en avons oublié l’autre. Et pourtant c’est lui qui va nous apporter cet équilibre primordial dont nous manquons. Des outils seront à votre disposition en fin d’article pour vous aider à retrouver cet équilibre.

Cette peur est maîtresse de toutes les autres. Réfléchissez-y, vous verrez ! C’est elle qui est la base de toutes les situations de stress dans lesquelles nous nous mettons ou dont nous ne sortons pas. Je donnerai des exemples en fin d’article également.
Qu’est-ce qu’une situation de stress ?

Là où mes émotions deviennent ingérables :

  • Frustrations
  • Disputes
  • Gênes
  • Inconnus

Au début de la situation le stress est légitime, il agit comme une alarme pour avertir qu’il y a un comportement à éviter. Nous sommes comme dépassés par la pensée. Cependant, il devient pathologique à partir du moment où c’est la pensée qui nous gouverne sur le long terme. Par exemple: lorsque l’on est en rumination et que nos idées tournent en boucle, souvent par peur de lâcher prise. Certaines personnes en viennent même au passage à l’acte … sans pensées quelquefois … tellement le sentiment d’impuissance face à ces émotions est fort …tellement l’idée est implantée de manière profonde et semble n’emprunter qu’un seul chemin. Mais c’est un autre sujet !

Eh oui le stress va toucher à des choses très profondément ancrées en soi, des choses qui n’ont pas été résolues. Bien au-delà du simple réflexe de survie, qui lui est tout à fait normal s’il n’est pas sur le long terme. Cela peut être: manque de confiance en soi, manque de réponse à ses propres besoins, manque d’écoute de l’autre, manque de confiance en l’extérieur etc … Tout cela est géré par des peurs : peur d’exister, peur de s’aimer, peur de l’autre, peur de la diversité du monde. Tout cela indique de prendre des risques et d’avoir foi sans rien contrôler. Toutes ces peurs sont issues de la peur de mourir … La peur de mourir, c’est la peur de perdre. C’est le risque que l’on prend quand on va vers quelque chose sans connaître le résultat.

Mais qu’est-ce que perdre ou mourir ? On perd pour mieux apprendre, mieux comprendre, on meurt pour mieux renaître. N’est-il pas ?

Prise de conscience :

Tout d’abord avant de chercher à gérer son stress, il est important de passer par une certaine prise de conscience. En effet, souvent pour gérer nos peurs, surtout celle de regarder en soi ou celle de se penser comme acteur ou responsable de nos actes, nous rejetons la faute sur les autres ou l’extérieur. Pourtant, c’est bien nous qui sommes responsables de la manière dont nous interprétons ou ressentons ce que l’autre nous fait. Si nous décidons de prendre cela en compte nous pouvons apprendre à gérer le stress. Si nous décidons l’inverse, il est bon de se rappeler que nous ne pouvons pas contrôler les autres et donc que nous nous battrons toute notre vie contre eux. Si l’on veut se protéger de l’extérieur, il est intéressant de ne plus être dans la résistance. En d’autres termes si on veut gérer notre stress, il est important d’accepter de changer de façon de penser. Je donnerai un exemple concret à la suite de cette partie.

7 Façons de gérer le stress :

Choisissez comment vous allez réagir : comment je réponds à la situation ? actes ? émotions ? réflexions ?
Concentrez-vous sur le futur : qu’est-ce que cette situation peut m’apporter à long terme ?
Restez dans le moment présent : cela permet de se fier à ses intuitions plutôt qu’aux pensées négatives. Cela permet aussi de transformer les besoins de l’affect en besoins concrets.

Orientez vos pensées vers des solutions : il peut y en avoir, comme il peut ne pas y en avoir sur le moment présent. Le plus important est d’accepter la situation telle qu’elle est et de changer ce que l’on peut changer.

Voyez ce qu’il y a de bon dans la situation : regardez la situation sous un angle positif.

Regardez les enseignements qu’il y a derrière : qu’est-ce que ça m’apprend ? pourquoi la vie m’amène cette situation ?
Choisissez d’avoir une réponse positive : si vous avez des reproches à faire, il peut être intéressant de regarder d’abord ce qu’il est fait de bon et ensuite de dire ce qui déplaît. Ainsi la personne a une vision d’ensemble et ne se sent pas jugée sur un seul acte. Car l’acte ne fait pas la personne. Il est également recommandé de sécuriser les autres par rapport à notre tempérament : laissez-moi y penser. Lorsqu’on ressent une émotion forte, même si ça se voit, on peut choisir de temporiser pour prendre le temps de réfléchir. Ce sera mieux apprécié qu’une réaction à chaud. Il est important d’apprendre à ne plus rebondir. Ne plus s’opposer négativement.

Pour tout cela, reconnaissez que vous avez atteint vos limites, que vous ne pouvez pas tout contrôler. Reconnaissez cependant que vous agissez du meilleur que vous pouvez, que vous avez le droit à l’erreur. Nous ne pouvons pas plaire à tout le monde, si quelqu’un a une vision négative ça ne doit pas remettre en cause votre propre vision de vous même.
Invitez-vous à changer de façon de penser. Notre cerveau est un bel outil flexible.

Exemple :

Prenons une situation de stress quotidienne. Admettons que vous êtes dans un bus. Vous êtes assis à gauche. Vous sentez le regard oppressant d’une personne sur votre droite. La personne vous regarde avec insistance et semble dans l’attente d’une réaction. Cela vous agresse et commence à vous indigner. Vous avez peur aussi. Pourquoi il fait ça ? Comment cela est-il possible ? Vous perdez contrôle car cette situation vous dépasse et vous résistez. Une voix en vous souhaite ardemment lui expliquer les bonnes manières. Mais une autre vous conseille de lâcher prise car cette personne cherche un lien quel qu’il soit, même négatif et qu’il est vain de le convaincre de quoi que ce soit. Mais que c’est difficile …

Vous pouvez vous énerver pour libérer la tension, mais cela ne fera que conforter son désir de lien ainsi que son comportement. Vous pouvez aussi vous dire que ce n’est pas parce lui ne vous respecte pas, que vous ne vous respectez pas et ne le respectez pas. En allant plus loin, on peut même dire que s’il ne respecte pas l’autre, c’est qu’il ne se respecte pas. Vous pouvez compatir tout en restant distant, sans lui donner d’ouverture. Si vraiment cela vous tient à cœur, vous pouvez choisir de dire les choses en restant calme : “Écoutez, je vois bien que vous essayez de créer du lien mais ça ne m’intéresse pas. C’est vous que vous ne respectez pas en faisant cela.” Je l’ai déjà fait, je peux vous dire que ça a son petit effet. Malheureusement, je ne suis pas certaine que ça y change grand chose … Ce sont des personnes tellement centrées sur elles-mêmes, elles seraient capables de prendre cela comme une ouverture. Le nombre de fois où je l’ai vécu ! Donner de la lumière tout en restant distant, semble plus approprié, mais à vous de choisir !

En tout cas, si vous choisissez de ne pas réagir, pensez à l’énergie que vous économisez, surtout si cette situation se représente ensuite. Cela peut vous apprendre à avoir la bonne distance avec ces personnes et à vous concentrer sur autre chose, comme vous même.

Pour vous aider à libérer les émotions, vous pouvez respirer ou concentrer vos idées sur autre chose. Pensez à quelque chose qui vous fait plaisir ou quelque chose de très important pour vous. Ne vous laissez pas dominer par vos pensées négatives. Le plus simple étant de ne pas résister à ce qui arrive. Acceptez que cette personne existe et que vous ne pouvez pas la changer. Affrontez la réalité plutôt que de fuir dans la rumination.

Allez chercher pourquoi vous réagissez comme cela. Pourquoi cela vous énerve. Quelles sont vos représentations et ce que cela vous renvoie. Concentrez-vous sur les faits et les solutions : changer de place, écouter de la musique, parler à votre voisin en décrivant ce que la personne fait, tourner la tête etc…

Pensez au fait que vous allez vous frustrer de ne pas répondre et le frustrer de ne pas avoir de lien, mais que vous vous serez respecté. Quel est le plus important ? Imaginez toute cette énergie gagnée à force de ne plus résister à ces situations en y apportant une solution.

Dites-vous que c’est une occasion d’apprendre à gérer vos émotions.

Essayez d’être le plus positif possible envers lui pour vous respecter, le respecter et rester digne. Ce qui n’empêche pas d’essayer de le faire réagir s’il le faut. Quand attitude de l’autre fait mal c’est à nous que nous manquons de respect. Je ne dis pas que l’autre ne nous manque pas de respect. Nuance. Mais nous donnons de l’importance à ses mots et à son comportement. Toutefois, est-ce que ça en vaut la peine ?

Je rajoute cette phrase qui me parle bien : On est aimé pour ce que l’on est et pas ce que l’on fait.

Conclusion :

Revenons-en à la peur de mourir. Lorsque nous n’acceptons pas les situations, telles que décrites ci-dessus, nous n’acceptons tout simplement pas de mourir. En changeant notre comportement nous mourrons pour une autre façon d’être. La peur de mourir est la mère de la peur du vide, de l’inconnu, de l’engagement. Tout cela demande de lâcher prise et d’aller vers l’inconnu tout comme lorsque l’on meurt physiquement ou psychiquement. Pourtant pour évoluer et nous adapter, nous mourons tous les jours pour devenir une autre personne. La vie et la mort sont intrinsèquement liées. C’est ce qui se passe quand nous choisissons de lâcher le mental, l’identification à l’égo pour aller vers la foi et l’intuition. On accepte de ne pas comprendre, pas contrôler, ce qui n’empêche pas des résultats beaucoup plus certains et en phase avec vous-même. L’intuition est ce qui vous relie à votre esprit : la connaissance universelle et votre âme : l’amour universel. On peut leur faire confiance, ils savent ce qui est bon pour nous, car ils sont reliés à l’inconscient collectif ou l’univers ou dieu ou les ancêtres ou tout ce que vous voulez qui transcende l’individu. Pour le reste je vous laisse aller à vos croyances !

Exercice de méditation :

Vous pouvez mettre de la musique douce qui élève la conscience. Ensuite, mettez-vous dans la position du lotus ou n’importe quelle autre position confortable pour votre corps. Toutefois essayez de garder les pieds ou une partie du corps en contact avec le sol pour être bien ancré. Fermez les yeux, concentrez-vous sur votre respiration. Rendez-la de plus en plus profonde. Détendez-vous. Accueillez les sensations en vous. Puis essayez de lâcher prise sur vos pensées en les laissant glisser. Accueillez-les, tout en ne les laissant pas prendre le dessus sur vous. Si vous sentez que vous retombez dans l’ego, re-concentrez-vous sur votre respiration ou sur les bruits extérieurs.

Enfin, imaginez une situation qui génère du stress pour vous. Vivez-la pleinement. Puis prenez du temps pour prendre du recul et analyser les changements que vous aimeriez y apporter sur votre façon de voir les choses ou de réagir. Ceci fait, imaginez de nouveau la scène avec les modifications que vous avez apportées. Concentrez-vous sur votre ressenti. Vous pouvez continuer ensuite à vous détendre. Pensez seulement qu’il est important de sortir doucement de la méditation pour bien répartir l’énergie dans le corps et ne pas se sentir déphasé. D’où l’importance de l’ancrage au sol. Vous pouvez également utiliser des pierres ou des plantes pour vous ancrer. Leur simple présence énergétique rééquilibre votre corps et vous aide à amener vos énergies à la terre et lâcher le négatif. Ce qui permet de réduire le mental et aller vers l’intuition puis le vide.

Cet exercice est un bon moyen de commencer à travailler sur sa façon de penser. Il permet d’aller toucher l’inconscient grâce à l’état méditatif. Pour plus d’impact pour pouvez rajouter des symboles pour représenter vos émotions ou vos façon d’agir. Ils sont d’autant plus forts pour faire comprendre à notre esprit que nous sommes prêts au changement puisqu’ils font partie de notre inconscient collectif.

Outils qui aident à changer le corps et l’esprit :

Méditation de 20 min tous les jours (détente de l’esprit et guérison du corps)
Yoga de 40 min tous les jours (détente de l’esprit et guérison du corps)
Voyages chamaniques ( technique pour toucher l’inconscient avec les symboles)
Sophrologie ( autre technique de détente pour atteindre l’inconscient)
Art-thérapie ( pour aller toucher le symbolique à travers le dessin, guérison par le chant)
Il en existe beaucoup d’autres, trouvez celle qui vous convient le mieux ! Je peux vous proposer des soins en groupe ou en individuel en ce qui concerne les voyages chamaniques, la sophrologie et l’art-thérapie.
Je suis actuellement en voyage, je reprendrai mes fonctions en Décembre.

Voici mon facebook : nini-therapie
Voici mon site : http://ninonferbezar.wixsite.com/nini-therapie
Bibliographie/Sources :
– Le pouvoir du moment présent – Eckart Tolle
– À la rencontre des autres mondes – Maître saint germain sanctus hermanus
– Philosophie du Raja Yoga : Conférence de Nicole Gauvin
– Philosophie Amérindienne : Atelier avec Aigle Bleu
– Conférence de Pierre Lessard et Maître Saint-Germain : Le sens de la vie
– Philosophie de Carl Yung : livres sur l’inconscient et l’âme.

Auteur : Kaede Agapè Kaze
Son site : lien de mon site : http://ninonferbezar.wixsite.com/nini-therapie et sa page facebook : https://www.facebook.com/niniettherapie/

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